30 août 2017

La misère traverse les mers
Quelle grève pour l'accueillir ?
Les galets sous la jetée ne garde pas de traces
du froid qui souffle les regards
hagards.

Qui peut comprendre la souffrance
quand un missile vient exploser le monde
que la sagesse est liesse et déchirure tout à la fois.
Quand l'esprit se partage et que s'épouse les crépuscules.
L'écorchure de la vie ruissèle sur le vent
sans un bruit.
En un cri si puissant qu'il éteint les volcans.
Le feu brûle et dévore ce qui reste du monde
Et le monde n'en a cure
Dans le silence froid un brasier enlumine
l'indicible et ses pas
Et Toi qui devances les miens.

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28 août 2017

Infinitives voiles - H-F Thiefaine

 

 

 

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27 août 2017

Lorsque s'éteint le silence, ce sont les paroles de l'Aimé qui s'envolent, le chant de Sa lumière qui disparaît et la distance entre nous devient une éternité bruyante. Il n'y a plus ni beauté ni nuit. Le crépuscule ne se lève plus, ni ne se couche le jour.
Lorsque s'éteint le silence, le cœur se vide de l'Aimé. Les mots se font baiser posé sur les lèvres de l'aube pour goûter Son Amour.

 

 

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26 août 2017

L'effondrement

 

Il y a d'abord l'effondrement. 

Puis l'enchevêtrement. 

L'étonnement vient avant la douleur. Peut-être. Primordiale est l'instant de soi. La renaissance à la nature. La dureté, l'âpreté. La matière brute enchevêtrée. Et le souffle. L'air qui arrache la vie à la perdition. Puis réapprendre à respirer. Pas tout de suite. Il y a d'abord le rétablissement. Reprendre pied. Le souvenir des autres que soi. A nouveau l'effondrement. L'abîme.  La descente infinie. Là, seulement là, réapprendre à respirer.  Inspirer puis inspirer encore.  Ouvrir la bouche, la suffocation.  Jusqu'à la suffocation. Souffler. Un petit rien. Un hoquettement. Ça ressemble à un haut-le-cœur. Un retournement de l'intérieur. Et tout de suite, aspirer, aspirer encore et encore. Aspirer du vital. Avaler de la peur, jusqu’à la nausée. Tout cela en une fraction d'instant, un morceau de seconde, de la brisure de temps. Puis le vide. Le regard vers le ciel. Le vert des arbres. La prairie. La maison avec la toiture en pente. Rien de tout cela.  Uniquement le gris de la poussière.  La mauvaise odeur de pourriture. Déjà. Le regard circulaire pour espérer.  Pour croire un instant. Et rien.  Seulement le vide et le rien. L'esseulement. Un inconnu vous touche l'épaule. Puis une femme. Un homme aussi, peut-être. Un être humain, c’est à peu près certain. Une très vieille femme. Mais il faut de l'enserrement, une étreinte à bras le corps. Quelque chose qui vous replie sur vous-même, qui vous compacte. Et ainsi se sentir entier. Entier mais vide. Toujours et encore vide. Il n'y aura plus jamais quoi que ce soit à la place, mais on ne le sait pas encore. Toute la vie, on essaiera de comprendre ce moment d'arrachement, ce cours instant de l'effondrement. Et l'enchevêtrement qui a suivi. Ce n'est que cela la vie. Ni plus ni moins. Essayer vainement de comprendre, de trouver un sens à ce qui n’en a pas, à l’incommensurable. 

A toi, ce petit morceau de moi qui plus j'aimais ne sera.

Pourtant, j'ai réappris le mouvement des poumons. De l'air qui rentre et qui sort. Pourtant, hé oui pourtant. 

Il faut maintenant trouver quelque chose d'utile à faire. Un début de commencent. Peut-être un pas. Oui, un pas c'est bien.

© L'effondrement - Olioweb

effondrement
image internet

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04 août 2017

L'Amour - Rabi`ah al-`Adawiyah

« Entre l’amant et le bien-aimé, il n’y pas de distance, ni de parole, que par la force du désir, ni de description, que par le goût.
Qui a goûté, a connu. Et qui a décrit ne s’est pas décrit. En vérité, comment peux-tu décrire quelque chose, quand en sa présence tu es anéanti ?
En son existence, tu es dissout ? En sa contemplation, tu es défait ?
En sa pureté, tu es ivre »"

Rabi`ah al-`Adawiyah

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29 juillet 2017

I carry your heart (I carry it in my heart) - Edward Estlin Cummings

I carry your heart with me (I carry it
in my heart) I am never without it (anywhere 
I go you go, my dear ;  and whatever is done
by only me is your doing, my darling) 
                                                                 I fear
no fate (for you are my fate, my sweet) 
I want no world (for beautiful you are my world, my true)
and it’s you are whatever a moon has always meant
and whatever a sun will always sing is you 

here is the deepest secret nobody knows
(here is the root of the root and the bud of the bud
and the sky of the sky of a tree called life ; which grows
higher than soul can hope or mind can hide)
and this is the wonder that's keeping the stars apart

 I carry your heart (I carry it in my heart)

Je porte toujours ton cœur en moi  (je le porte
dans mon cœur) sans lui jamais je ne suis (où
que j'aille, tu vas, ma tendre ; et tout ce qui est fait
par moi,  est ton œuvre, mon trésor)
je ne crains                                                                  
aucune destinée (car tu es ma destinée, ma douce)
je ne veux aucun monde, (car beauté, tu es mon monde, mon évidence)
Tu es ce qu'a toujours voulu dire une lune
et ce que chantera toujours un soleil c'est toi. 

Tel est le profond secret que nul ne connait
(c’est la racine de la racine le bourgeon du bourgeon
et le ciel du ciel d’un arbre appelé vie qui croît plus
haut que l’âme ne saurait l’espérer ou l’esprit le cacher)
et c’est la merveille qui maintient les étoiles éparses

Je porte ton cœur (je le porte en mon cœur)

 

 

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28 juin 2017

Aurore

Ma vieille amie je demande pitié,
aux ombres qui semblent te connaitre.
Je les supplie en toute inimitié.
La douleur de mourir ou de naître
déchire les êtres pareillement.
Chaque nuit, quand souffle la tempête,
l'esprit se refuse à tout mouvement,
il se terre au fond de sa cachette,
trépignant de rage, tremblant de peur.
Mais il me met le cœur à l'agonie,
au bord des lèvres quand crissent les heures
d'où douceur et lumière sont bannies.
Ma vieille amie ouvriras-tu l'aurore
à ces ombres qui demeurent au dehors ?

 

 

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25 juin 2017

Ma vieille amie

Te voilà revenue, ma vieille amie
Te voilà revenue, chaussant mes pas,
Courant par les grandes rues de ma vie,
Sans  un seul bruit mais avec quel fracas.
Tandis que je demeure à sa porte,
Avec avidité tu la parcours,
De ses ruelles à son aorte,
Tu cours dans ses bas fonds, la nuit, le jour.
Et moi, sans plus de force qu'un mourant,
Je suis ma vieille amie jusqu'au matin.
Dans les sombres recoins en gémissant,

Le cœur en berne et la grisaille au teint.
Ma douce amie je demande pitié,
De grâce, tu n'étais pas invitée.

 

 

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23 juin 2017

Même cachée derrière des murs épais et des volets clos, il y a en chaque être humain une lumière qui rayonne.  Cette lumière  nous relie quand la demeure s'ouvre. Certains sortent, d'autres laissent entrer. Certains entrebaillent à peine l'huis et d'autres ouvrent grands portes et fenêtres. Entre tous la lumière circule et atteint le cœur de chacun.

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14 juin 2017

Immensité
des montagnes immaculées.
Orages d'été.
Noirs sont les palais du ciel quand l'azur se déverse.

 

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