Te voilà revenue, ma vieille amie
Te voilà revenue, chaussant mes pas,
Courant par les grandes rues de ma vie,
Sans  un seul bruit mais avec quel fracas.
Tandis que je demeure à sa porte,
Avec avidité tu la parcours,
De ses ruelles à son aorte,
Tu cours dans ses bas fonds, la nuit, le jour.
Et moi, sans plus de force qu'un mourant,
Je suis ma vieille amie jusqu'au matin.
Dans les sombres recoins en gémissant,

Le cœur en berne et la grisaille au teint.
Ma douce amie je demande pitié,
De grâce, tu n'étais pas invitée.