Esprits-rebelles

La poésie ne sert à rien ?
                                                 La poésie ! Vous plaisantez j'espère ? 
                                                 A quoi ça sert la poésie à notre moderne époque, 
                                                 la poésie ne sert à rien !
La poésie ne sert à rien, soit, mais elle est un plaisir 
Le plaisir ne sert à rien, sauf à se faire plaisir
Et avoir du plaisir, c'est simplement se sentir vivant
                                                La poésie, la bonne poésie  donne la chair de poule, 
                                                un bonheur, une émotion, les larmes aux yeux...
La poésie est une chose fantastique ! 
Et si l'émotion procurée par la poésie était un remède à nos maux

                                               Sylviane Le Menn  http://www.abadennou.fr/

 

 

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17 décembre 2017

Ô vent

Ô vent emporte mes mots,
cours sur l’onde turquoise,
sur le sable battu par les flots ;
cours sur les terres arides,
par dessus les monts enneigés,
cours de rocher en rocher,
sur les pâturages brûlés,
cours d’arbre en arbre,
à travers les vignes dorées,
porte le parfum sucré des fleurs
la saveur des fruits gorgés de soleil
et le cri des sternes dans les sillages blancs.

Ô mon âme galope sur l’écume,
cours sur les embruns ;
enfourche les voiliers du ciel
et vogue jusqu’à l’horizon.
Cours sur les crêtes salées ;
cours jusqu’à mon Bien Aimé.
Dis lui que je bois la liqueur de son cœur
et m’enivre du vin doré des vignes ;
porte lui mes pensées,
et la déchirure de mon cœur.
Elles me mènent vers lui
et me guident au-delà.

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30 novembre 2017

Le soleil qui là-haut gouverne les saisons, soleil de l'almanach, soleil de tout le monde, éclaire l'honnête homme et le brigand immonde en même temps, de ses mêmes rayons. Mais l'astre du poète est un regard de femme, soleil bleu, noir, vert, gris qui fait naître dans l'âme, une moisson de fleurs sous ses baisers féconds.

Alphonse Karr

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28 novembre 2017

Sur un ciel d'argent
Un bruyant nuage noir
Des oies sauvages
Quand s'effacent les rêves, viennent froideur et douceur.

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22 novembre 2017

La poésie est une plante libre ; elle croît partout sans avoir été semée. Le poète n'est pas autre chose que le botaniste patient qui gravit les montagnes pour aller la cueillir.

Gustave Flaubert - Lettre à Louise Collet

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03 novembre 2017

La lune à ma fenêtre
a fait fuir le voleur
Quel dommage !
Avant qu'il ne parle de toi, la nuit s'est dérobée...

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17 octobre 2017

Dans le marronnier un battement d'ailes
et un chant d'oiseaux.
La lumière bruit dans le feuillage
où brillent des larmes de nuit.

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13 octobre 2017

Un tapis de soie
comme un souvenir de toi.
Belles perennes.
Sur la verdure moirée, des baisers d'éternité

 

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12 octobre 2017

Shigeru Umebayashi - Lovers

 

 

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04 septembre 2017

Chant de Lumière

Une trace de toi me saisit au matin.
Une mélopée douce amère, saudade,
souvenir scellé d'une offrande oubliée
aux frontières de l'exil.

Il y a si longtemps que je marche sans toi.
J'ai oublié jusqu'au parfum de tes mots,
oublié ta voix aux accents de silence,
égaré son fil qui tissait l'aurore.

Mais voici qu'une trille s'est emparé de mon souffle
que mon cœur est happé par un brin de lumière.
S
a musique  rayonne depuis l'orient
et fait bruire les oiseaux.

De ton cœur je m'étais éloignée,
un chant d'ostensoir me ramène vers toi,
il m'éclabousse de nacre,
trouble ma vue de sa moire.

Sans toi, la nuit est vide du jour à venir,
le soleil désargenté dans des cieux démunis ;
les étoiles désertent l'azur
et la louange de l'eau se brise sur des sables brûlants.

Mais tout comme l'eau ne peut se retirer d'elle-même,
je ne peux me départir de toi.
Tu me ravis de l'abîme,
me tailles de ton amour lapidaire.

Je m'étais retiré de moi et j'avais déserté tes pas.
Il a suffit qu'un souffle, dans la ramure des chênes,
darde ton visage dans la poussière du jour,
il a suffit d'une trace pour que je me brise et te trouve.

Mon âme ciselée devient chaton et mon cœur gemme
Ils rayonnent ta sagesse,
enflamment le silence et étincellent les ombres.
Ils tissent l'aurore qui me mène vers toi.





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