16 octobre 2012

Invitation

L’INVITATION

Je ne m’intéresse pas à ta façon de gagner ta vie Je veux savoir ce que tu désires de tout ton être
Et si tu oses rêver d’aller à la rencontre de ton désir profond.
Je ne m’intéresse pas à ton âge
Je veux savoir si tu prendras le risque de te ridiculiser pour l’amour,
Pour tes rêves, pour l’aventure de la vie.
Je ne m’intéresse pas à ta quadrature lunaire
Je veux savoir si tu as sondé le fond de ton propre chagrin,
Si, trahi par la vie, tu t’es ouvert à elle,
Ou si ses trahisons t’ont desséché et enfermé dans la peur de nouvelles peines !
Je veux savoir si tu sais être habité par la douleur, la tienne et la mienne,
Sans chercher à la cacher, à la minimiser, ou à la réparer.
Je veux savoir si tu sais être habité par la joie, la mienne et la tienne,
Si tu peux danser une danse sauvage et t’abandonner à l’extase
Jusqu’aux extrémités de ton corps et de ton être, sans nous rappeler à la prudence,
A la réalité, ou aux limites de la condition humaine.
Je ne m’intéresse pas à la véracité de ton histoire,
Je veux savoir si tu peux décevoir un autre afin de rester fidèle à toi-même
Et tolérer d’être accusé de trahison sans trahir ton âme.
Je veux savoir si tu peux être fidèle et ainsi digne de confiance.
Je veux savoir si tu peux voir la beauté
Même si ce n’est pas joli tous les jours
Et si tu peux puiser ta vie dans la présence de Dieu.
Je veux savoir si tu peux vivre avec l’échec, le tien et le mien,
Et quand même te tenir debout au bord du lac
Et crier, à l’éclat argenté de la pleine lune, « Oui ! ».
Cela ne m’intéresse pas de savoir où tu habites et combien d’argent tu possèdes,
Je veux savoir si tu peux te lever après une nuit de douleur et de désespoir,
Epuisé et meurtri jusqu’à la moelle des os et faire ce qui est nécessaire pour les enfants.
Cela ne m’intéresse pas de savoir qui tu es, et comment tu es arrivé jusqu’ici.
Je veux savoir si tu te tiendras au milieu du feu avec moi sans reculer.
Cela ne m’intéresse pas de savoir où, quoi, avec qui tu as étudié.
Je veux savoir ce qui te soutient à l’intérieur quand tout le reste s’écroule.
Je veux savoir si tu peux être seul avec toi-même
Et si tu aimes vraiment la compagnie que tu fréquentes dans les moments de solitude.
 

Oriah Mountain Dreamer, Aîné Améridien

 

 

bruno torfs 4

Sculpture Bruno Torf

 

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15 octobre 2012

Son Visage

Il y a longtemps déjà que tu le connais et pourtant à chaque instant tu le découvres. Son visage t'est familié mais tu ne saurais le dessiner et lorsque vous vous rencontrez, seul le vent, peut-être, pourrait nous raconter les paroles tues et les mots déposés.

D’un murmure, un jour, il a ouvert la porte de ton cœur béant qui s'est déversé dans le sien. Sans rien dire, il a accueilli le noir et le gris de tes vers, poésie ténébreuse dont tu ne voulais plus ; Parfois, tu as tenté de clore l'huis et de garder ces mots qui dévoilaient ton âme et te laissait nue sous ses yeux. Mais l’on a beau vouloir se taire, les cris restent et la plume ne peut que se soumettre. Alors de lettres fières et élancées en confidences bredouillées, tu as calligraphié tes maux. Il lisait, cela est certain. Jamais pourtant une parole n’est venue commenter ces poèmes couleur sang nuit et il te fallait attendre de voir  le regard, le sourire, pour y entendre bruire des mots étranges, d’une autre époque. De gestes esquissés en souffle de pensées, le noir et le gris s’en étaient allés. Et c’était bien ainsi.

Pourtant tu aurais tant voulu, juste le reflet d’un mot, juste l'ombre d’une lettre en écho à cette poésie. Un temps, tu avais fait confiance à la terre, aux étoiles, pour te porter ce bruissement plus léger qu’une brise d'été. La lune d’argent avait enfanté son secret et dévoilé sa face. Mais aujourd’hui, ensablée dans cette obscurité qui te colle à la peau, tu n’entends plus rien, tu ne vois plus rien. Ses trais s’effacent. On ne retient pas ces traits-là. Ils glissent entre les doigts de la mémoire comme dans un sablier, inexorablement, ils s’écoulent et se déposent sur le cœur et seule la clarté de la nuit peut les révéler.

La lune est noire ce soir.

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12 octobre 2012

De Glace - Pierre Lapointe

Tu peux jeter la pierre
Moi je ne sentirai rien
Car je suis fait de glace
Oui je suis fait de glace
A force de tomber
L'âme trop épuisée
J'ai fini par comprendre
Que tout malaise se passe
Que tout malaise se passe

Et puis cette musique
Que j'entends sans arrêt
Je sais qu'elle sera tienne
Je sais qu'elle sera mienne
Celle de l'astre qui tombe
Car lui aussi succombe
Au désir de tomber
Toujours un peu plus bas
Toujours un peu plus bas

Je sais qu'encore hier
L'amour s'est liquifié
Quelque part entre nous
Aux trois quarts de l'aller
Resterons-nous toujours
Pleurant à ses côtés
Espérant retrouver
L'ardeur des premiers jours
L'ardeur des premiers jours

Tu peux jeter la pierre
Moi je ne sentirai rien
Car je suis fait de glace
Oh, je suis fait de glace
A force de tomber
L'âme trop épuisée
J'ai fini par comprendre
Que tout malaise se passe
Que tout malaise se passera

http://www.myspace.com/video/my-kristov/pierre-lapointe-au-piano-de-glace/39560258

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10 octobre 2012

Malala

Ils ont tiré et fait saigner,
ce cœur d’enfant adolescent.
Pour bâillonner et mutiler
la voix du vent.

Mais le doux, le pénétrant
à raison de la force, même armée
le vent est plus puissant
qui souffle la vérité

C’est la voix d’une enfant
dont le sang a coulé
C’est la voie de Malala
qu’ils ne pourront fermer

Les voix de Zartef et Farida
chantent encore dans le vent
le doux, le pénétrant
aura raison de leur loi.

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06 octobre 2012

Egarée

Mon Bien-Aimé
La nuit revient
Mon cœur s’épuise
À te chercher
À se trouver

Je me suis perdue
Dans la forêt des sentiments
Où l’amour se joue de l’Amour
Au pied du grand if
Mon cœur s’est endormi
Et le rêve en mon Âme
S’est éveillé

Un éclat s’est envolé
Emporté par le Souffle
Et la brise nocturne
S’il parvient jusqu’à Toi
Je me retrouverai

 

 

 

 

 

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05 septembre 2012

Gibran Khalil Gibran

khalil gibran024

 

"J'étais couchée sur ce champ de bataille hier encore, mais j'ai rassemblé ce qu'il me restait de force, j'ai détaché les chaînes de ma lâcheté et libéré mes ailes des entraves de la faiblesse, et je me suis élevée dans le firmament de l'amour et de la liberté". Esprits Rebelles - Mme Rose Hanie

Gibran Khalil Gibran (جبران خليل جبران) est libanais. Il est né le 6 janvier 1883 à Bcharré (Liban) et est mort à  New York le 10 avril 1931.
Poète, mais aussi peintre et philosophe, essentiellement connu pour son recueil "Le Prophète", tous ses écrits reflètent son sentiment profondément religieux et dénoncent la collusion entre le pouvoir politique et le pouvoir religieux au Liban, surtout, mais aussi dans tout le monde arabe. En 1908, son recueil de nouvelles "Esprits rebelles" avait été jugé hérétique par le pouvoir en place au Liban et brûlé en place publique.

Si "Le Prophète" et "le Jardin du prohète" (publié après sa mort)  sont ses œuvres ayant remporté le plus grand succès au niveau mondial, j'ai, personnellement une préférence pour "Rires et Larmes" et "Le sable et l'écume".

 " C'est un lien entre ici et le monde à venir.
C'est une source pure à laquelle peuvent se désaltérer toutes les âmes assoiffées. [...] Poète, regarde bien ta couronne d'épines : tu y
Trouveras dissimulée une guirlande de laurier qui bourgeonne".
Rires et Larmes - Le Poète.

Lorsque je doute, il me suffit d'ouvrir un livre de Khalil Gibran, pour que le lumière dissipe les ombres qui obscurcissent ma pensée !
Sa poésie m'a souvent inspirée, car elle se lit comme une quête. Elle élève l'âme et sème la douceur sur les champs de douleur.

" Une goutte de rosée "

.

 

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Le jardin

Il y a si longtemps que j’écris. Il y a si longtemps qu'il me lit. L'encre de mon cœur s'est déversée sur le papier ambré, sans faire de bruit, sans faire de fautes. Moi qui n'avais jamais rien dit ai laissé les mots s'écouler. Il les a recueillis, doucement, avec bienveillance, il a écouté tant et si bien que j’ai fini par ouvrir mon jardin. Timidement, avec circonspection je l’ai laissé entrer dans cet espace où fleurissent des senteurs d’autrefois, des variétés de simples, oubliées. Au début, il n’y avait que quelques pensées semées au gré du vent de mes tourments. Juste quelques pensées sauvages, si timides qu’on les voyait à peine. Il y avait aussi beaucoup de soucis et pas mal de mouron qui attirait les oiseaux.

J’aimais venir dans ce jardin. Il avait l’air abandonné avec ses herbes hautes mais certaines étaient si belles qu'on ne pouvait s'empêcher de les aimer et de leur sourire, de s'asseoir auprès des tabourets non loin des dames de onze heures qui tenaient compagnie. Il était entouré de haies épaisses qui dessinaient au fusain un coin d’intimité. J’avais pris l’habitude de venir m’y réfugier lorsque j’étais triste ou bien préoccupée. Perdu au milieu de nulle part, à l’abri des regards, il offrait un réconfort que je ne trouvais pas dans les beaux jardins aux parterres soigneusement désherbés, fleuris d’espèces sophistiquées aux couleurs éclatantes et au parfum inexistant. Là, les pois de senteurs côtoyaient les ronces et se jouant des noires épines, ils envahissaient la haie et répandaient leur parfum lourd et entêtant l’été durant.

Nul bruit ne venait troubler sa quiétude autre que celui de la terre et des airs à tel point que je n’avais jamais remarqué que derrière l’une des haies, séparé par un fossé, se trouvait un autre jardin. Aussi, grande fut ma surprise lorsqu’un soir d’été j’entendis une voix de l’autre côté. C’était un soir de pluie, mon cœur pleurait et j’avais appelé à l’aide. J’avais crié aux vents ma solitude et ma tristesse et une voix m’avait répondu.

Stupéfaite, je m’étais tu. Je m’étais crue seule. Jusqu’à présent seuls les oiseaux et les arbres répondaient à mes appels. Ce soir là une voix profonde s’était fait entendre, faisant naître un arc-en-ciel qui rayonnait d’une infinité de possibles. Les joues encore humides de la pluie, j’avais osé engager le dialogue. Sans se connaître ni se voir, nous avions conversé. Il m’apprit à écouter le silence, à entendre les murmures du vent et à voir le levant au couchant. Lorsque je revenais les jours suivants, je me pris à attendre ces conversations et à vouloir embellir mon jardin afin d’y inviter mon interlocuteur. Des impatiences étaient apparues et je vis aussi quelques coquelicots fragiles comme cette relation naissante mais dont le rouge égayait ce jardin.

Jour après jour par ces quelques coucous, il soignait mes bleus à l’âme, jour après jour, il m’apprivoisait. Comme le renard j’étais prudente, comme le petit prince il attendit jusqu’au jour où j’en étais venu à vouloir connaître cette voix. Je fis une brèche dans la haie et nous construisîmes un pont. Timidement, je le traversais pour découvrir de l’autre côté un jardin extraordinaire qui ressemblait un peu au mien, miroir de vénus à la beauté douce amère. Il m’accueillit et m’offrit un bouquet de simples qui embauma mon cœur. Assis à distance respectable l’un de l’autre, nous bavardâmes un long moment et lorsque vint la nuit, c’est à regret que je m’en retournai avec l’espoir secret qu’un nouveau jardin vît le jour. La brèche était faite, le pont était là et il semblait tout aussi désireux que moi de ne pas laisser les épines reprendre le dessus.
Dans mon jardin, je n’avais pas de compagnons, aussi espérais-je que le vent de ses silences ferait fleurir en rose ou blanc ces graciles corolles. Au fil du temps, nous avions appris à nous connaître et nous passions parfois de long moment à philosopher et l’herbe faisait à la sagesse un doux tapis sur lequel nous aimions nous étendre. Il m’enseignait et j’écoutais avec mon cœur d’enfant, avec mon âme nubile afin de pouvoir, un jour, qui sait, cueillir le sceau de Salomon pour embellir la nuit.

L’hiver est revenu traînant son long manteau de froid et de pluie dans lequel mon cœur s’est pris. Les fleurs se sont fanées hormis les pensées et quelques soucis. Alors, pour ne pas oublier, j’ai fait un bouquet d’immortelles. Lorsque l’encre aura séché, je les lui offrirai … peut-être.

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31 août 2012

Rosée

Le matin s'est posé
Sur l'herbe de l'été
En guise de rosée
Mes larmes.

 

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29 août 2012

Que cherches-tu ?

—–Que cherches-tu ?
Mon amour.
J’ai suivi ses traces et je me suis perdue.
—–Le vent aura effacé le chemin !
Au coeur de la folie
il n’y a plus ni nord, ni sud. Comment puis-je le trouver ?
—–Suis l’eau.
Le sable a bu toutes mes larmes
jusqu’à la dernière goutte.
—–Creuse le silence.
Mes mains ont caressé le désert tout entier
chaque grain de lumière
pour le trouver.
—–Ecoute ses murmures.
J’ai soufflé sur les dunes
pour que s’envole mon âme.
Au creux d’un souvenir j’ai trouvé son Amour.
—–Que cherches-tu, alors ?
Mon Amour.

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28 août 2012

La lettre

« Mon Ami,

Le rêve, comme une brume matinale, s’est dissipé découvrant l’amertume d’une réalité qu’il me faut affronter.

Lorsque tu m’as tendu la main, avec confiance je t’ai suivi. Je ne regrette rien. L’espoir illusoire que j’ai cru voir un instant a été emporté par l’océan. Mais je suis seule en cause. J’avais la certitude de pouvoir affronter plus grand que moi car tu avais ouvert la porte d’un au-delà, les démons ont été plus puissants. L’obscurité a eu raison de mes ténèbres, la nuit s’est assombrie et j’ai sombré au néant d’une folie qui n’était pas la mienne.

Je me suis échouée aux rochers d’une vie que je croyais pouvoir quitter. Mais les Nornes veillent et je ne peux leur échapper. Elles tissent une toile au dessein inconnu et tu en fais partie je le sais désormais. Elles m’ont laissée imaginer que j’étais maîtresse de mon destin, que ma mort m’appartenait. Elles m’ont laissé l’orgueil de croire que mes arabesques avaient conquis ton cœur alors que ce sont elles qui ont tressé ce lien, fil d’épeire tendu au-dessus de l’abîme d’un désespoir qui se perd en lui-même. Fil gracile où perle la rosée d’un sentiment et qui retient mon âme. Ma plume assoiffée boit à cette rosée pour t’écrire aujourd’hui.
 
Tu dis que je sais faire jouer les mots. Mais je ne suis qu’un instrument. Autrefois, il suffisait d’un rien pour que les cordes de mon cœur vibrent et que se fassent entendre la musique des saisons, pourtant il manquait l’âme du musicien. Lorsque je me suis brisée, bien que je n’aie vu, au début, ni l’archet, ni la main qui le tenait, j’ai senti la patience de cet amour qui a su réparer avec tendresse et bienveillance mes déchirures. Au la d’une gamme dont j’ignorais la clé, j’ai été accordée.

Ce n’est pas moi qui joue. Non. Doucement, de son archet, le musicien caresse mes pensées. Elles ne raisonnent plus. Elles chantent et font vibrer ma poésie au diapason d’un amour que je découvre. Dès lors, il m’est impossible de dessiner encore la violence et les blessures sanglantes engendrées par l’obscur et qui me déchiraient. Le sable a bu toute ma souffrance. Les larmes se tarissent et je me laisse aller à ressentir cette passion, née des caresses de l’archet. A cause, ou grâce à lui, je suis devenue sensible au moindre souffle et le monde entier joue sur moi et fait résonner les cordes de mon âme. Un jour, qui sait, tu liras mes écrits, poésie malhabile, tendre ou passionnée, sombre ou amère. Peut-être alors comprendras-tu l’ampleur de ma folie.

Parfois, je voudrais pouvoir partager autre chose que mes mots. Le chant des mésanges au levant d’un matin froid, les étoiles qui scintillent et s’égouttent aux branches d’un marronnier, la terre encore pâle du feu glacé de la nuit, un souffle au crépuscule qui fait bruire le silence.

Parfois, je voudrais juste pouvoir entendre ton rire. Il réchauffe mon cœur et éclaire mes sourires comme seul peut le faire le rire d’un ami dans le partage d’un instant de bonheur. Parfois… Mais voilà, je suis seule et d’ami je n’ai point pour partager la douceur d’un présent qui s’écoule au fil de l’eau d’un ruisseau de campagne. Tu es bien loin.

L’amour se joue de nous et la passion détruit nos cœurs infidèles à eux-mêmes. Mon âme a faim et se cherche au désert de cette vie. Elle oscille entre Prométhée et Tantale crucifiés pour avoir osé défier les dieux et pour avoir aimé les premiers hommes. Mon cœur se déchire sitôt que naît l’espoir et rien n’étanche la soif que j’ai de retrouver cette porte hors moi où tu m’avais menée. L’absolu de mes mots ne peut se satisfaire d’un jardin de rose. Seul es-tu, peut-être, à connaître l’unique qui grandit dans mon cœur.

Partout le monde se désagrège, partout le ciel est enterré et j’ai perdu mes rêves. Je m’accroche à ce lien qui me relie à une vie que j’aurais voulu fuir de nouveau. Me diras-tu mon Ami, si j’ai fait le bon choix ? Si la douceur d’un amour hors du temps vaut mieux que l’amertume du néant ? Crois-tu que l’on puisse déjouer le dessein des Nornes et dessiner sa propre vie, sa propre mort ?

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