12 novembre 2012

Khalil Gibran - Chant 13

Dis : nous avons oublié
la fierté des conquérants,
mais jusqu'après le déluge,
nous n'oublierons jamais les insensés.

Au cœur même du Cornu(*)
était la boucherie,
et au fond du cœur de Qays,(*)
l'autel vénérable.

Dans les triomphes de l'un,
se cachait la défaite,
et dans les brisures de l'autre,
la victoire et le succès.

L'amour se reconnaît à l'esprit,
pas au corps,
et le vin est pressé pour l'inspiration,
non pour l'ivresse.

Dans les forêts,
point de mémoire,
autre
que celle des amoureux

Ceux qui ont dominé, régné,
tyrannisé les mondes,
ne sont que lettres devenues,
dans des noms de criminels

Et l'amour rayonnant,
chez nous s'appelle conquête éclatante.

Donne-moi le nay et chante !
Oublie la tyrannie des puissants.

Le lys est une coupe pour la rosée,
Non pour le sang

* Le Cornu était un des surnoms d'Alexandre  le Grand 
  Qays était un poète arabe du VIIè siècle.

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Prends ma main

J'entends tes larmes
Elles coulent sur mon visage
J'entends tes cris
Ils s'échouent sur mes lèvres

Je voudrais pouvoir te donner le soleil
par-dessus les étoiles
t'offrir une pluie de bonheur
Lorsque le jour se lève

Petite sœur
Prends mon cœur
pour consoler le tien
et ma main
pour réchauffer la tienne.

mains

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10 novembre 2012

Au bout de tes doigts

Mon Bien Aimé,
Seul es-Tu à ombrer ainsi la lumière,
à éclairer, d'une lueur fragile, la nuit de l'esprit.
Lorsque tout près de moi, Tu te tiens
Le Hurle se tait et mon cœur fait silence.
Immobile, je demeure dans l'espérance
de ton sein, mais mon âme frissonne
et vibre à l'unisson de ton cœur qui résonne :
Tambour d'Odin qui martèle le mien.
De la main je te retiens.
La tienne m'étreint et me pousse au loin.
Je me serre contre Toi,
Tu m'enlaces et m'éloigne au-delà.
Je me détourne et j'entends ton sourire.
Je le caresse du bout des doigts,
juste le temps de dire
ce que tu sais déjà.

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08 novembre 2012

Ivresse

A tes côtés, je m’assieds.
Je ferme les yeux et me laisse aller.
Un coup au cœur
ouvre mon âme.
Une fragrance inconnue
s’offre à mes sens,
parfum d’absolu, enivrante senteur.
Je titube, je chancèle
étoile tombée sur Terre,
rose princière sans papillon.
J'interroge le silence.
Il fredonne un amour d’un autre temps.
J’interroge ton regard.
Il tait l’amour hors du temps,
se dérobe avec tendresse
et me laisse
échouée sur la grève de mes rêves.
J’ouvre les yeux et m’éveille
encore un peu ivre du parfum
qui demeure sur mon cœur.

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07 novembre 2012

Marche avec moi

Enfant
déjà je te portais
combien de temps encore
avant que tu ne marches
à mon côté

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06 novembre 2012

Juste une pensée

Parfois je sens sur mes lèvres
la douceur de tes lèvres
tendre papillon
pensées en bouton
Je goûte leur saveur
au parfum de candeur
Ô songe insensé
j'ai gardé
dans les pages de mon cahier
cette étreinte rêvée
comme une fleur d’été

Juste une pensée

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05 novembre 2012

Goethe

Des Menschen Seele gleicht dem Wasser:
Vom Himmel kommt es, zum Himmel steigt es,
und immer wieder nieder zur Erde muss es,
ewig wechselnd.

L'âme de l'Homme est semblable à l'eau :
Elle vient du ciel, monte au ciel,
et ici bas, sur terre, toujours revient
éternellement changeante.

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Les deux pierres

Céans, une pierre grise
surgit du néant
façonnée par les mots.
Poésie d'âmes sœurs,
ibériques senteurs.
Au désarroi, elle est présent
d'une assise de soi,
un refuge, hermana,
pour les cris de ces plumes.

Là-bas, une pierre océan,
parfum d'écume,
laissé sur la grève
façonnée par les doigts
des rêves de l'Amante.
Au ressac de ses mots
l'amour s'est tu.
L'eau s'est retirée,
le silence est resté.

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Murmures

J’écoute les murmures du matin
papillonnant entre les feuilles d’un arbre
abris de mes rêves d’amante
Rêves brume
qu’un rayon de soleil cruel
disperse aux quatre vents
et dont les lambeaux dansent encore
accrochés aux branches
lorsque vient la nuit
Rêves lune
qui se mirent dans les racines du temps
guettant le reflet de l’amant
Rêves fous
d’un amour qui s’envole
quand tombent les feuilles
Elles chuchotent à l’oreille du vent
des mots joués sur une harpe silence
musique étoilée
murmures virevoltants
qui se poseront peut-être
au creux de son coeur

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02 novembre 2012

Le chemin

Je marche sur un chemin.
D’autre avant moi l’on arpenté.
Et pourtant,
Nul ne l’a jamais emprunté.
Je suis ce chemin.
Il me mène vers Toi.
Dans le silence des pierres,
Je cherche ma trace
Et je trouve ton sourire.
Le chemin ne mène nulle part
Ailleurs que dans Ton cœur.

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