29 août 2013

Maurice Maeterlinck

« Quand nous commencerons à comprendre ce que devient la flamme de la bougie que nous soufflons, nous aurons fait un premier pas dans la connaissance de notre esprit, de notre âme ou de notre vie. »
Avant le Grand Silence.

 

Maurice Maeterlinck est né en Flandres en 1862, à Gand, dans une famille catholique francophone. Il a obtenu le prix Nobel de littérature en 1911 puis le Grand Cordon de l'Ordre de Léopold le 12 janvier 1920, avant d'être fait comte par le roi Albert en 1932.
Il s'est éteint à Nice en 1949.

En lisant "Avant le Grand Silence", je retrouve l'influence catholique dans laquelle il a été élevé, mais aussi les traces du carcan de la bourgeoisie de cette époque et dont il me semble qu'il a essayé de se libérer. A-t-il réussi ?

Poète, philosophe et essayiste, il a exploré l'univers de la pensée et de l'âme de maintes façons. "Ma vie est tout simplement l'histoire d'un homme avec une plume et du papier" dira-t-il de lui-même. Sa plume m'a enrichie par sa finesse, tout autant que par sa justesse.

 

« Mourir c'est cesser de vivre, vivre c'est cesser de mourir »

Souvent nous nous croyons en vie, mais nous ne vivons pas et certains morts demeurent plus vivant que les vivants.

Biographie de Maeterlinck

 

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La dernière danse

Dans cette ultime danse où se joue le hasard
Plus jamais ne serai ton cavalier de bal.
C'en est un autre qui, sous mon triste regard,
Te fera parcourir en tournoyant la salle.

En cette ultime danse où se joue le hasard
Quand il me faudra dire à ta vie adieu
Je voudrais que pour toi elle ait tous les égards,
Que tu saches un jour t'envoler dans les cieux.

En cette ultime danse où se joue le hasard
Quand je serai certain de te perdre à jamais
Te laisserai aller, regrettant ton départ,
Souhaitant que devant toi s'enfuient les vents mauvais

En cette ultime danse où se joue le hasard
Nous verrons nos esprits l'un à l'autre avoués.
Nous nous séparerons, endeuillés et hagards,
Quand le nœud qui nous lie se sera dénoué.

 ......................................La Citadelle des ombres - Robin Hoob

 

 

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21 août 2013

Eclat d'argent

Le hululement
de la chouette dans la nuit 
Une ombre dans l'ombre
Eclat d'argent sur le ciel. La Déesse me sourit

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20 août 2013

Elle tisse

 

Sans entrave,
Sans un nœud,
Sans un soupir
Sans peur
Sentinelle

Elle relie
Les volutes
En conscience
Sans science
Sans arpège
Sans lien

Comme Arachné
Sait l’unité
De sa toile
Pour créer
Sans attache,
Elle tisse
les couleurs
Sentiment
Du fil
de sa vie

......................Alcyan

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Concerto

Corps à cœur des sens
nos mains jouent un concerto
jeu en adagio

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19 août 2013

Puisque l'aube grandit

Puisque l'aube grandit, puisque voici l'aurore,
Puisque, après m'avoir fui longtemps, l'espoir veut bien
Revoler devers moi qui l'appelle et l'implore,
Puisque tout ce bonheur veut bien être le mien,

C'en est fait à présent des funestes pensées,
C'en est fait des mauvais rêves, ah ! c'en est fait
Surtout de l'ironie et des lèvres pincées
Et des mots où l'esprit sans l'âme triomphait.

Arrière aussi les poings crispés et la colère
A propos des méchants et des sots rencontrés ;
Arrière la rancune abominable ! arrière
L'oubli qu'on cherche en des breuvages exécrés !

Car je veux, maintenant qu'un Être de lumière
A dans ma nuit profonde émis cette clarté
D'une amour à la fois immortelle et première,
De par la grâce, le sourire et la bonté,

Je veux, guidé par vous, beaux yeux aux flammes douces,
Par toi conduit, ô main où tremblera ma main,
Marcher droit, que ce soit par des sentiers de mousses
Ou que rocs et cailloux encombrent le chemin ;

Oui, je veux marcher droit et calme dans la Vie,
Vers le but où le sort dirigera mes pas,
Sans violence, sans remords et sans envie :
Ce sera le devoir heureux aux gais combats.

Et comme, pour bercer les lenteurs de la route,
Je chanterai des airs ingénus, je me dis
Qu'elle m'écoutera sans déplaisir sans doute ;
Et vraiment je ne veux pas d'autre Paradis.

.........................................Paul Verlaine

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Parfum d'Amour

Parle-moi de l’Amour, Fou.
Dis-moi sa couleur,
Dis-moi son parfum.
On dit qu’il fait souffrir,
comment pourrait-il  être source de joie ?

Te souviens-tu du premier jour ?
Lorsque ta mère te serrait contre son sein ?
Du parfum de sa chair,
De la douceur de sa voix ?

Je ne m’en souviens pas.
Est-ce là le seul amour qui soit ?

L’Amour est comme l’or du soleil couchant
Il est chargé de promesses.

Le crépuscule annonce la nuit.
L’amour est-il si sombre ?

Il scintille sur le ciel étoilé
et tandis que la lune, comme un réverbère
éclaire la terre qui s’endort,
les belles de nuit embaument l’air.
Fleurs du couchant, elles invitent au voyage
menant jusqu’à l’aurore.

Tout cela est pur imaginaire, Fou !
La nuit
Ce sont les hululements de la chouette,
les grognements du hérisson
et la froidure qui monte de la terre.
Je n’y vois pas l’amour.

Comment pourrais-tu connaître le jour
sans traverser la nuit !

Dans le noir,
nulle chaleur, nulle douceur.

Te souviens-tu avant le premier jour ?
L’Amour te tenait dans ses bras
et la tendresse de sa voix était comme une caresse sur toi.

Mais je ne peux aimer comme une enfant !

Enfant ou bien amant,
le parfum de l’Amour demeure
tel qu’à la première heure.

Je ne comprends pas, Fou.
Tes paroles sont obscures.

Aime
La nuit et le jour,
la rose et ses épines
le soleil et la pluie.
Aime et tu seras aimée
Mais n’attends rien en retour, car l’Amour se donne et reçoit tout autant.
Tout comme le ciel aime les nuages et les laisse filer,
l’Amour ouvre ses bras
à chaque instant.

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13 août 2013

Les seules fois où nous avons parlé de Dieu, j'étais en colère. Nous parlions de religion. Je défrichais la Terre et tu semais.

Aujourd'hui, nous parlons de tout, de rien, des petites choses de la vie. Dieu Est et nous n'en parlons pas.

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Aurore et crépuscule

Nul ne connait l'aurore
qui n'a vu le crépuscule
vivre et mourir

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12 août 2013

Souffle de Vie

Les mots sont un souffle.
Souffle de Vie, porte de l'Âme.
Elle s'ouvre sur des univers infinis
où fleurissent des champs d'herbes sauvages.
Parfois on ne trouve qu'orties et chardons.
Parfois pensées et compagnons.

Souffle de Vie
Comme un parfum nocturne,
promesse d'un lendemain
ou bien embruns laissant des traces de sel
sur le visage du matin.

 Bien Aimé, j'entends Tes mots
murmures d'étoile au firmament.
En moi, la Vie se déploie
la Terre enfante un nouveau jour.

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