17 décembre 2016

La Quête - Jacques Brel

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16 décembre 2016

L'arbre de rien

L'arbre de rien, ce n'est pas grand-chose si l'on y réfléchit bien. Il est tête en l'air et tourné sur lui-même. Mais en même temps s'il n'existait pas, il n'y aurait pas l'ombre d'un arbre.

                                             David Dumortier - Ces gens qui sont des arbres -

 

 

 

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14 décembre 2016

Uncanny valley

Souvenons-nous que nous sommes des humains.
Parce que nous l'oublions, l'homme se méprise lui-même, asservit la femme et exploite l'enfant qui est son avenir.
Parce que nous l'oublions, l'homme devient une marchandise et un marché à exploiter. Puis il devient une arme.
Parce que nous l'oublions, nous nous évadons dans des paradis artificiels pour retrouver ce qui nous manque, mais nous avons aussi oublié ce qui nous manque, alors la colère gronde et fait le lit de la guerre qui se propage dans les cœurs et fini par ravager l'humanité.

Souvenons-nous que nous sommes humains. La paix est à ce prix.

 



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Alep

Près d'un olivier
un oiseau s'est envolé,
l'enfant est tombé.
Sans un bruit dans la poussière, il a souri à l'oiseau

 

 

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13 décembre 2016

Près d'un saule pleureur
un passereau s'est posé
pour passer la nuit
Au matin s'est envolé, mais il a laissé la nuit.

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12 décembre 2016

Aîtres

De notre humanité que faisons-nous ?
Une aurore pour construire un matin de poussière.
Au crépuscule l'ombre
et nous marchons loin de nos aîtres.

Dans les décombres du jour un parfum,
une fleur, un enfant.
L'innocence grandit,  trace une voix
et des pas que je suis.
Ils ne s'effaceront plus
puisque ton regard, ton sourire
me construit au matin.

Au soir, les ruines résonnent
de cris de joie, de détresse,
d'une main qui se tend,
d'un baiser qui se donne,
d'un corps outragé,
d'un cœur qui rayonne,
d'une mère qui pleure
et d'un père qui chante
pour semer des étoiles, des rêves,
peindre la nuit et une aube
si rouge de notre humanité.

 Des canons tonnent au loin,
un homme ordonne.
Mais il rayonne toujours le cœur,
il résonne encore le jour.

Il résonne du chant du père
et du baiser donné ;
des larmes de la mère
et de la main tendue
 de leur humanité,
du parfum de ta voix.
C'est peut-être cela être humain, être Toi.

De mon humanité, je n'ai rien fait.
Seulement aimer, même le tyran.
Seulement t'aimer, sans conditions.
Sur les ruines de nos aîtres,
l'ombre construit le matin.

 

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Abbaye de Boschaud

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11 décembre 2016

Tout au bout des doigts
un effleur s'épanouit ;
une aube vierge.
Parfum de rêve oublié dans le sablier du temps.

 

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 image Pinterest 

 

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09 décembre 2016

Il y a des jours comme ça où on se désabuse pour plonger dans les tréfonds de l'être ; des jours où l'on voudrait abandonner son ipséité pour s'évanouir dans un magma informe et indolore,  pour se soustraire à la peur et la douleur, mais rien n'y fait. On garde l'illusion qu'un peu de chaleur suffit à lénifier ce qui navre le corps, que des mots peuvent arracher le dard de la souffrance et on traverse le jour. Ni spectre, ni vivant.

Il y a des jours comme ça où la poésie se délite, où les maux imprègnent chaque pore de la vie, chaque atome du corps. Où le feu contre lequel on se blottit brûle la chair sans éloigner le froid qui fige le sang. Les couvertures ne sont plus un rempart, ni la couche un lieu de repos. Et les voix entendues, telles des rayons de lune effleurant la surface du lac sans pouvoir apaiser les remouds provoqués par le vent et la pluie, se tiennent sur la frange du jour, immobiles, comme un souffle présent mais qui serait sans force pour soulever le voile.

Il y a des jours où le bleu des cieux ne descend pas jusqu'ici bas, où on voit bien le rayon d'argent transpercer la surface mais on est bien trop loin au fond ; des jours où le matin a extirpé la lumière de la nuit, où on a cru se lever et s'animer pour découvrir que le corps gît toujours, tel un pantin sans force ni volonté.

Il y a des jours où on voudrait s'ancrer pour stopper la dérive mais l'encre noircit les pensées et on ne sait plus où on est. Des jours où le silence n'est plus qu'absence. Absence de cris, absence de bruit et on entend plus les pleurs ni la douleur, juste ces cœurs qui ont cessé de battre. Là-bas quelque part en orient, dans la poussière et les flammes, à Alep, à Mossoul. Ailleurs, sous la mitraille ou dans le froid avalés par l'inhumanité.

Il y a des jours comme ça où tu n'es juste pas là. Mais peut-être que c'est moi qui me suis absentée.

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05 décembre 2016

Indicible

Lire
Lire sans rien dire
sans rien écrire.
Lire en silence
les pas de danse
qui élancent les mots.

Surtout ne rien dire.
Les étoiles chantent
sur des lignes en partance.

Celer l'impatience,
attendre le mot
pour dire en silence
l'absence et le manque
à te lire, à t'écrire, à peindre
L'indicible de toi.

 

 

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30 novembre 2016

" Si la politique est la gestion de la cité des hommes, la spiritualité est celle de notre cité intérieure. Elle nous engage à cheminer dans le sens du bien, de l’unité, de la fraternité. Elle n’a pas pour vocation d’exclure le politique : son rôle est; au contraire, de lui donner du sens, de l’humaniser "

Cheikh Khaled Bentounes

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