22 octobre 2013

A la manière de Verlaine

Parcourir les murs
De cette vie qui dure
Sans trouver d’ouverture
Pour contempler l’azur

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Un deseo

Mirar en un café
El alba de un deseo
Incendio del negro
para encontrarte
para encontrarnos
encontrar la vida
y entrar la luz

Mirar en un café
la noche que estoy
la luz que Eres
El anhelo del alma
el deseo del cuerpo
Mirar el calor del negro
y la fuerza del alba

Te deseo Bien Amado
Este anhelo no estaba ayer
no estará mañana
Es el alba
en el cuerpo y el corazón
es el cielo y el mar
Es el Camino

Voir dans un café
l'aube d'un désir
Incendie du noir
pour te rencontrer
pour nous retrouver
Pour rencontrer la vie
et pénétrer la lumière

Voir dans un café
La nuit que je suis
et Ta lumière qui s'incarne
dans le désir ardent de l'âme
dans la soif du corps
Voir la chaleur du noir
et la force de l'aube

J'ai soif de toi, Bien Aimé
L'ardeur de ce désir n'était pas hier
ne sera pas demain
Il est l'aube
dans le corps et dans le cœur
Il est le ciel et la mer
Il est le Chemin

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« Ne regardez pas ce monde avec peur et dédain. Avancez bravement quels que soient les présents des dieux. »

Morihei Ueshiba ....................................

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18 octobre 2013

De la résolution des conflits

"Si vous vous souciez trop de découvrir ce qu'il y a de bon ou de mauvais chez votre prochain, vous oublierez votre âme et vous serez épuisé et mis en échec par l'énergie que vous avez dépensée à juger les autres."

La résolution des conflits selon l'Aïkido

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Une Voix

Milles et un murmures.
Entends-tu sur les brisants
les voix du levant ?
Le vent souffle d'est en ouest et renverse tous les rêves

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17 octobre 2013

Chaîne de haine

Cœur corrompu par tant d’acide amertume. Regrets.
L’âme se recroqueville loin des épines.
Souffrance et révolte. Que dire ? Que faire ?
L’Être se cherche au milieu de ce monde hostile et s’englue dans le bitume noir de la haine d’un amour qui s’échappe, se dérobe aux attentes refusant d’être mis en cage.

Un cri.
Mots jetés en pâture comme on jetterait des charpies pourrissantes recouvrant les chairs purulentes. Les maux, eux, restent. Pustules nauséabondes, gangrène noire sur un cœur qui tremble de fièvre, enrage, vocifère en se débattant dans ses fers sans pouvoir rien y faire.

Ici, ailleurs, les mêmes rejets, la même souffrance.
Absurdité de l’absurde : « Je t’aime mais si tu ne m’aimes pas, prends garde à toi. »

Partout on consomme les biens, on consomme l’amour, on consume la vie et l’être se perd dans l’avoir. Il crie « pitié » vers un ciel saturé de satellites qui se délite ; Dieu s’est perdu dans les livres, loin des étoiles.

Sélène montre les chaînes, mais la rage se pend au cou de la haine qui n’a pas le courage d’affronter la lumière de l’obscurité de la nuit de l’âme. Elle exhale la rancœur des siècles passés. Brume sulfureuse étreignant des spectres malades et instillant la folie dans les esprits qui renient la mort et la vie.

Je Suis n’est plus. Seuls demeurent je, tu, il.
Tuer cet Autre et sa violence, sa rancœur et sa haine. La haine est haïssable, la violence impardonnable. Tuer le tu pour retrouver le je, l’Autre ne peut Être puisque je suis, puisque je sais et que la vérité marche à mes côtés.
Chaînes de haine sans fin.

Pitié, Mère. Pitié pour mes frères, pour mes sœurs et pour nos enfants. Pitié pour moi, car de mon Bien Aimé, je ne peux me détourner mais je manque de bravoure pour me dresser contre les mots qui vomissent l’Amour.

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ecouter

 

Ecouter vivre - Roberto Matta

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Paul Celan

DAS WORT VOM ZUR-TIEFE-GEHN
Das wir gelesen haben.
Die Jahre, die Worte seither.
Wir sind es noch immer. 

Weißt du, der Raum ist unendlich
weißt du, du brauchst nicht zu fliegen,
weißt du, was sich in dein Aug schrieb,
vertieft uns die Tiefe.

LE MOT D’ALLER-À-LA –PROFONDEUR
lu par nous.
Les années, les mots depuis.
C’est toujours ce que nous sommes

Souviens-toi, l’espace est infini,
souviens-toi, tu ne dois pas voler,
souviens-toi, ce qui s’est inscrit dans ton œil
approfondi pour nous la profondeur.

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Matin d'automne

Il y a dans le ciel la nostalgie d’un hiver à venir. Ici et là, le gris des nuages se pare en bleu-safran pour conter la blanche douceur d’un souvenir.

 Une tasse de thé à la main, je regarde la terre de sienne qui parsème le vert sombre du feuillage des bosquets sur la colline. Bientôt il sera d’ocre et de rouge. Sur l’herbe, des perles de lumière, laissées par la pluie de la nuit, embaument l’air des parfums de l’automne. Au loin tinte la cloche d’une vache nouvellement arrivée dans les pâturages voisins et dont le son, fréquent sur les alpages, est inhabituel ici. J’aime ce tintement qui me conte comme une histoire, musique de la terre des hommes dans le silence de la campagne.

La douceur de l’air ce matin, tranche avec la froidure d’hier. Je ressens, dans l’atmosphère, comme une attente. Paisible. La mienne. Celle des autres qui ne cessent de me solliciter pour que je reprenne une activité que j’avais délaissée. Mais on ne revient pas en arrière. Je me souviens de tes paroles : « Peut-être est-il temps pour toi de tourner la page. » « Tu n’es déjà plus là. »

J’ai tourné les pages de mes écrits pour trouver un indice et j’ai trouvé ces mots dans la langue de Goethe. « Mach die Tür auf.» Ouvrir la porte ne suffit pas. Encore faut-il avoir le courage d’avancer sur le chemin d’un avenir qui reste dans la brume. Peut-être ma foi n’est-elle pas assez grande pour te suivre aveuglément.

Je ne cesse de prier la Déesse pour qu’elle me révèle le chemin. Mais tout comme toi, elle se dérobe, me montrant l’aube à minuit, dévoilant le passé, mais jamais l’avenir car il est incertain, toujours en devenir. Comment saurais-je alors ce qui doit advenir ? Comment reconnaîtrais-je la trace de tes pas s’ils me demeurent voilés ?

Les songes, sans relâche, frappent à la porte de mes rêves. La mort qu’ils me montrent m’effraie et la douleur, sans cesse, marchant à leurs côtés déchire les chairs d’un corps qui aspire à ta lumière, à vivre la douceur loin de l’obscurité des ténèbres d’autrefois.

Autour de la tasse, mes mains se resserrent pour mieux sentir sa chaleur mais c’est tout contre celle de ton cœur que je voudrais me serrer, c’est celle de ton souffle que je voudrais étreindre. Un long soupir m’échappe. Expir d’un désir qui m’emmène dans un ailleurs où tu n’es plus.

« Mach die Tür auf, laß den Schmerz heraus. » J’ai ouvert la porte, pourtant la douleur qui s’était invitée refuse de me quitter. Sûrement a-t-elle encore des choses à me dire. Tous ces silences murmurés lorsque j’étais à tes côtés mais que je n’ai pas écoutés ou pas voulu entendre.

J’ai beau vouloir me détourner de toi, je ne peux t’oublier.

J’ai grandi avec toi. Auprès de toi je suis en paix, tant que je me garde du désir de découvrir l’après.

Lorsque tu liras ces mots, l’instant ne sera plus. La Déesse sera pleine des parfums de la terre et les étoiles continueront de taire tous ses secrets. Demain nous nous verrons sans doute. Me diras-tu les tiens ?

La tasse est froide sous mes doigts mais le breuvage à réchauffé mon corps et la douceur est restée dans mon cœur. Je sens mon âme sourire comme si elle connaissait la splendeur cachée du jour, la beauté de la nuit et le rire des étoiles sur la toile de nos rêves.

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16 octobre 2013

Incandescence

Au crépuscule naissant monte un parfum d'encens.
 Il enivre mes sens, attise l'impatience.
L’indicible indécence effleure l'incandescence
d'un feu opalescent, d'un soleil rougissant.

Je bois les perles d'eau qui brillent sur ta peau
et le désir dressé se fait tendre baiser
d’un ciel de nuit froissée sur une aube irisée
me laissant en cadeau un chant comme un fado.

D’une caresse nue j’enlumine les nues
Sans plus de retenue, j’ôte le voile ténu
qui masquait mon émoi, te gardait loin de moi.

Dans le creux de mes reins ton souffle et sur mon sein
ton empreinte d’airain posée là à dessein
par la  fleur de tes doigts et un sourire de toi

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L'aube

 

 

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14 octobre 2013

Chemin vers l'orient

" Quel élan nous fera oublier ce que nous ne sommes pas, et pourtant nous résignons à être ?
C’est la beauté qui pourra nous détourner de nous-mêmes, pour que notre âme puisse grandir et cheminer vers son orient.
Qui nous dira la beauté, sinon ceux qui ont délaissé le cocon de leur certitudes, désireux de s’habiller leur cœur transi par la carence d’être ?
Grâces soient rendues à tous ceux qui osent souffrir pour le beau, âmes bien-veillantes et attentionnées en quête de l’or d’un regard, et de la plénitude d’un silence partagé. "
.......................................................Alcyan
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