24 avril 2017

Casta Diva - Maria Callas

Chaste déesse,
chaste déesse qui argentes
ces antiques ...
Ces antiques feuillages sacrés,
tourne vers nous ton beau visage,
sans nuage et sans voile.

Chaste déesse qui argentes
ces antiques feuillages sacrés,
tourne vers nous ton beau visage,
sans nuage et sans voile.

Modère, ô déesse,
modère les cœurs ardents,
modère le zèle...
Modère le zèle audacieux,
répand sur la terre cette paix
que tu fais régner au ciel.

 

 

En écoutant cet Aria, j'imagine la chaste déesse (la lumière de la lune) se projetant sur un bois, sans doute un bois d'olivier. L'arbre immortel. Vous et moi sommes des oliviers. Tout d'un coup nos branches donneront des fleurs au moment où l'on ne s'y attendra pas et des fruits aussi.

J-L Mélenchon

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22 avril 2017

Avant que meurent les roses

 

L’écho d’une porte qui s’ouvre au loin
Un édredon de lumière bouscule
Le sablier où s’engrange soudain
Un nuage sans âge et noctambule

Dans la brèche ouverte, le temps sournois
Recouvre les lampes de son silence
Viens, sortons l’orage de son carquois
Et cheminons vers une autre urgence

Le matin qui vient est vierge de pas
Foulé seulement par quelques étoiles
Alignant leurs costumes et cabas
Derrière cette nuit qui met les voiles

Aux odeurs du printemps ensemencé
Par le jour, dépend notre renaissance
Un craquement dans l’âtre du passé
Ne peut arrêter notre transhumance

L’encre des mots coule le long du cœur
Tel un ruisseau serpentant la montagne
Dans les cheveux de l’aube, le bonheur
hisse les heures au mât de cocagne

J’ai besoin que tu inventes ce lieu
Dans la marge des ombres où éclosent
Nos bouches ivres et remplies d’aveu
Aimons nous avant que meurent les roses

Cassiopee - Nuées poétiques

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21 avril 2017

Le bonheur est toujours au présent. Conserver le passé est une illusion aussi vaine que de dominer le futur.

J-L Mélenchon

 

 

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07 avril 2017

Tassine de l'éternité et de la confusion

Je n'ai pas connu
d'autre éloignement que le Tien
après avoir acquis la certitude
que proche et lointain ne font qu'un
Et moi-même
Si je m'éloigne
l'éloignement est mon compagnon
comment l'éloignement peut-il être
alors que l'amour est un

Al Hallâj - Le livre des Tawassines

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06 avril 2017

 Qui veut la paix, cultive la paix.
Comment cultive-t-on la paix ? En acceptant que l'autre soit autre et pense différemment, on pose les bases d'un dialogue propre à engendrer des accords pour le bien commun ; en maintenant ce dialogue, plutôt qu'un discours stigmatisant, en permettant à chacun de s'exprimer, d'une manière ou d'une autre, et en maintenant une écoute bienveillante, on peut désamorcer les germes de la guerre.
Il faut oser sortir du connu pour sortir de l'ornière et changer la manière de gouverner pour changer la société.

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03 avril 2017

Céraistes

Les épines noires
tout de blanc sont revêtues.
Bientôt les rameaux.
Tout près du ruisseau chantant, des céraistes en bouquets.

 

 

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01 avril 2017

Voir ce que l'autre devrait faire et ne fais pas, ne nous fais pas faire ce que nous voudrions/devrions faire. Montrer ce que l'autre dit vouloir être et n'est pas, ne  fera pas que nous serons ce que nous voulons être, ni ne nous empêchera d'être ce que nous ne voulons pas.

 

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31 mars 2017

Un tout me traverse
Le corps comme un bois poreux
Rameaux dans le dos.

                                                                  Figaro

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29 mars 2017

Armand Amar Poem Of The Atoms

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28 mars 2017

Lune brune

La lune noire éclaire la nuit
allumant mille feux sur la voûte saphir.
Un rêve glisse sur l'herbe toute perlée d'étoiles,
nostalgie d'un émoi englouti,
d'une plume sur le bout de mes doigts
dessinant le frémissement d'un parfum.

Il y avait le chant du ruisseau
et ton souffle sur la rondeur de mon sein ;
La tourterelle dans le cyprès
et le printemps qui ruisselait dans ton regard
brûlant la courbure de mes hanches.

L'herbe mouillée est froide sous mes pieds.
Le dome étoilé se tait.
Sous la lune noire, terne est le rythme du cœur,
sans couleur la plume et les mots.
Les bleus s'en sont allés.
Comme tout est silencieux !

Au sol, la lune luit de cette absence
laissée par un voleur inattentif.
Sous la fenêtre ronde, un petit grain a posé
juste assez de douceur dans la poussière.
Le rêve prend son envol.

 

plumea10
Image internet

 

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