18 octobre 2015

Voces

Aquí, en este instante
en que el pulso del mundo se detiene
Me dejo atrapar por tus pensamientos
Vacio mi mente en la tuya
Y espero
Que al abrigo del sueño
Aparezcas como cada noche
Enciendo las luces de tu mirar
Para descubrir que en tus pupilas
Se halla el fuego
Y navego entre tus mares
Ríos caudalosos tus venas
Me transportan dentro de ti
Y siento
Mi corazón como el sonido de la tierra

                                               Auteur inconnu

  

Là, en cet instant
Qui contient la pulsation du monde
Je me laisse saisir par tes pensées
Mon  esprit se déverse dans le tien
Et j’attends
Qu’à l’abri du rêve
Tu apparaisses comme chaque nuit
J’incendie les étoiles de ton regard
Pour découvrir que dans tes yeux
Se trouve le feu
Et je navigue entre tes mers
Rivières abondantes tes veines
Me transportent en toi
Et je sens
Mon cœur comme le bruit de la terre.

Traduction personnelle

 

 

 

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Mirage - Myriam Amoros

Je vis dans des parages que tu ne supposes pas
Fleur de papier, escargot, mimosas,
Un lieu où l'onde d'eau à l'air répond, s'enflamme,
Où les brasiers se cherchent contre les fronts liquides,
Où la chaleur est tout à la fraîcheur mêlée.

Je vis dans un espace où le réel n'est pas.
Contrebande d'enfance, berlingot, chocolat,
Un pays de l'envers où rien n'est à l'endroit,
Le pays des merveilles où Alice raisonne,
Où le temps fatigué suspend soudain sa course,
Attendant le pressé qui le détachera.

Je vis dans un jardin où la rêverie s'envoie,
Fraises mûres éclatées, points-virgules, fins nougats,
Rare coin embaumé d'herbes hautes et de terre
Où chaque pas marché parfume l'influence
Réveillant la nervure de ce qui n'existe pas.

                                                                © Myriam Amoros

 

 

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Silencieux
un hérisson s'invite à la prière
près de l'autel
Dans la nuit souffle un vent  froid, il fait frémir le noyer

 

 

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16 octobre 2015

L'esprit embrumé
ne ressent plus la douleur
délaisse le corps
Dans une parenthèse, flotte un souvenir de toi.

 

 

 

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12 octobre 2015

Lien

Entre Enfermos
un vinculo tan frágil :
Una mirada.
Esta fija el tiempo, el espíritu se va.

 

Entre les patients
un lien intangible et si fragile :
un regard.
Celui-ci fige le temps et l'esprit s'envole

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10 octobre 2015

Derrière l'hôpital
un pommier chargé
Le sol est jonché de fruits
En octobre les pommes d'or tombent et se flétrissent.

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Noir et blanc

Sur le damier 
noir et blanc
en vers de vie
en flamme d'Ô
la vieille  Dame
s'étend et répand
le feu de l'aurore
Noir et blanc de deux cœurs 
miroir où s'effleurent les couleurs
Derrière les tains de l'automne
ni terre ni ciel
mais l'éphémère
Blancheur d'une page
d'où s'envole l'ether
sous les caresses demain

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pixabay.com

 

 

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02 octobre 2015

Vieillesse du jour

La nuit n'est pas tout à fait là.
Le ciel se teinte encore d'opaline,
de tourmaline.
Sur la ligne d'horizon
où s'éloignent les tourments,
où disparaissent les pas des rêveurs
derrière le halo mouvant
de phares qui ne gardent rien,
doucement la terre se replie,
les étoiles se déplient
et les pensées s'enfoncent dans le flot noir
s'écoulant de l'orient.
La campagne s'y noie,
maisons, arbres, êtres vivants ou morts
tout s'efface.
Ici et là des îlots de clarté,
des lucioles égarées époumonent la vie.
La nuit s'est posée et dérobe à la vue
l'eau pale de l'horizon
où s'en allait le ruban gris de la route.
Où s'en va-t-il maintenant ?
Derrière la lumière des lampadaires
l'obscurité dissimule l'éclat
de l'azur où les astres s'unissent.
Demain s'endort
en rêvant de sa jeunesse d'hier,
tandis qu'aujourd'hui ploie
sous le poids des heures écoulées,
sous le fardeau de ceux
dont les yeux s'ouvrent dans le cieux.
Fatigué, comme on s'appuie sur une canne,
le jour s'appuie sur les feux aveuglants
qui percent les ténèbres,
ici et là,
lorsqu'une ville paraît. 
Mais, irrésistiblement il décline,
la vieillesse le poursuit.
Au fil de la route, les lueurs s'éteignent
et le jour succombe
laissant derrière lui des souvenirs brillants
sur la voûte noire qui recouvre la terre.

 

 

 

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01 octobre 2015

Cosmos

Dans la lumière
frémissent les cosmos en fleur
de fragilité
D'un souffle tout en couleur, l'âme tressaille un instant

 

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30 septembre 2015

Lune dorée

Comme un soleil pale
sur un ciel encre de chine
la lune dorée
D'étoile en émoi volent les papillons à minuit

 

 

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