Rien.
On ne retient rien…
Ni au creux de ses mains
Ni au creux de ses reins.
On ne retient
Ni la pluie qui ruisselle
Ni l’enfant qui dort
Ni la neige éternelle
Ni le navire au port.
Pourtant,
On fait semblant d’y croire
De posséder et d’avoir.
Mes mains à moi sont vides,
Je n’ai plus faim.
J’ai oublié jusqu’à l’appétit.
Donnez-moi juste l’envie,
Donnez-moi un peu de pain
Blanc ou noir,
Peu m’importe,
Pour que revivent les lettres mortes
Du pain au son du pain au seigle,
Pour m’envoler comme l’aigle.
Du pain complet
Du pain au sel,
Pour retrouver le goût
De mon essentiel.

Monique Bousch - Poussière d’étoile