Aujourd’hui c’est mercredi
Il neige sur le monde
Une grisaille floconneuse
qui obstrue chaque pore de nos vies
Asphyxie le silence
Il hurle et s’époumone
L’horizon n’est plus
Le gris de la terre et le gris de l’espoir
Se confondent
Ici et là
Une main se tend
Je voudrais la saisir mais déjà elle retombe
Ici et là
Des traces invisibles que je suis
Qui s’effacent derrière moi
Aujourd’hui c’est mercredi
Des cendres recouvrent le désespoir
Partout les volcans se réveillent
et crachent leur bave de haine
Partout la cendre éteint les regards
 
Même les oiseaux se battent

 Rallumer le feu
Durant quarante jours le laisser consumer
notre cœur infécond
jusqu’à ce qu’il ne soit plus que cendres
et renaître
peut-être

pluie-de-cendre-au-bromo