A l’azur de mes mots
l’absolu fait défaut
quand sur mes doigts
se dessine le manque de toi.
Je ne peux ni ne sais dire le silence
troublante absence
qui consume mon âme.
Indécente flamme,
d’un désir nu
aux mortels inconnu.
Seuls les dieux connaissent
cette extase sans caresse,
cet émoi incendiaire
qui prépare la terre.
Ton regard me cultive
m’arrose pour que je vive
et tes mots m’ensemencent
d’une folle indécence
Mon impudique ardeur
Répond avec candeur
à ta main qui me cueille
et me pose au seuil
de mon Essence
en silence.

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